
Article initialement publié en 2016
Dans la sphère médiatique, Nabil Djellit est un journaliste incontournable. Connu pour ses articles aboutis sur le site internet de France Football mais aussi sa version papier, Nabil est également consultant dans l’émission l’Equipe du soir, sur Europe 1 et RFI. Ses analyses pointues, son œil averti et sa connaissance du football font de lui un journaliste crédible et respecté.
Chaque jour, Nabil Djellit avale quantité de matchs à la télé, décrypte avec passion le football maghrébin- sa spécialité -, portugais, français etc… Un acharné de travail qui ne doit sa réussite qu’à sa volonté et sa détermination personnelle. Alors en période de mercato, son travail prend une tout autre envergure. Car Nabil Djellit est un journaliste particulièrement bien informé, qui prend le temps de vérifier et recouper les informations avant de les publier. Sa crédibilité n’est plus à démontrer.

Quel est votre rythme de travail quotidien pendant le mercato?
« Il s’accélère fortement car on bascule dans une activité où l’immédiat prend le pouvoir. Le robinet d’eau chaude est ouvert, et il faut être au taquet tout en essayant de garder de la lucidité pour filtrer au mieux le nombre d’informations qu’on reçoit, et leur véracité. Le rythme est difficilement quantifiable, car par essence, les transferts créent le contenu, et comme on ne sait pas à l’avance… Parfois, on pense avoir fini mais un coup de fil peut tout changer. Un soir, je suis repassé par la rédaction de France Football à 1 h 30 du mat pour écrire un papier sur le mercato de l’Olympique lyonnais alors que je ne l’avais pas absolument pas prévu. C’est l’actualité qui dicte le rythme, et non le contraire ».
Dans une journée classique de mercato, combien de coups de fil passez-vous ?
« Il y a les coups de fil que l’on a passés en amont pour créer notre portefeuille de contacts, pour les entretenir, et surtout pour assurer un climat de confiance avec les interlocuteurs. Cela se passe souvent en dehors de la période du mercato. Et il y a LE coup de fil… celui qui te permet d’avoir l’info. Celui-là, c’est pendant la période de l’ouverture du marché dans la majorité des cas. Il y a également des coups de fil pour vérifier, élargir sa vision sur la situation d’un joueur, d’un club. Ce sont des éléments indispensables pour retranscrire au mieux un environnement et être proche de la vérité. Je peux avoir trois coups de fil dans la journée comme une quinzaine, évidemment beaucoup plus l’été, et à des périodes-clés ».
A quelle heure coupez-vous le téléphone ?
« Je n’ai pas d’heure à ce niveau-là. Je suis flexible et à l’écoute pendant les périodes de rush. Évidemment, je suis opérationnel tardivement pour certaines infos. Je pars du principe que si ce n’est pas moi qui ai l’info, c’est un autre. Et je préfère que ce soit moi… ».
« Quand on me dit c’est off, c’est off. Je préfère perdre une grosse info qu’une relation professionnelle de qualité. »
Quelles sont vos relations avec les agents sportifs ?
« Mes relations avec les agents sportifs sont avant tout professionnelles avec des intérêts à prendre en compte des deux côtés du Styx… Par ailleurs, je favorise l’empathie, je préfère un climat de travail apaisé et cordial. Parfois, je peux rencontrer des agents sportifs pour partager un pot ou autres. Et surtout, je noue un relationnel sur la durée afin de pouvoir être toujours au plus près de ce qu’il se passe. Je ne suis pas dupe, j’imagine qu’il y a en quelque sorte une forme d’échange de bons procédés mais cette interaction est nécessaire car elle permet d’avoir des infos fiables. Pour parodier Ségolène Royal en 2007, je dirai que c’est du gagnant-gagnant avec les agents sportifs. Par principe, et aussi parce que c’est une valeur personnelle, peu importe la dimension de l’info, quand on me dit c’est off, c’est off. Je préfère perdre une grosse info qu’une relation professionnelle de qualité ».
Avec combien d’agents sportifs travaillez-vous ?
« C’est difficilement quantifiable. J’en connais beaucoup, et eux me connaissent aussi. Une relation forte et soutenue, je dirai autour de 5 à 10 avec des évolutions au fil du temps. Plus largement, je dirai que je travail avec une vingtaine d’agents sportifs. Et puis, il y a aussi d’autres connexions pour recouper les informations qui concernent les transferts de joueurs : entourage, collègues etc… ».
SUIVEZ NABIL DJELLIT POUR PLUS D’INFOS
Agentfootball.fr remercie chaleureusement Nabil Djellit d’avoir pris le temps de nous éclairer sur la relation entre journalistes et agents sportifs. Pour suivre Nabil et ses infos transferts, rendez-vous sur Twitter @Nabil_djellit